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L’Ex Factor

Eux  •   3 années

Situation étrange/amusante/aigre-douce hier soir : un ami datant une ex.

“Ca te dérange ?”

“Beh, non.”

Vraiment, j’accepte qu’un pote fréquente une ex. Je sais que ce n’est pas la position de tout le monde, sur ces épineuses questions qui ont un jour traversé (ou transpercé) des groupes d’amis :

Est-ce OK de draguer, flirter, sortir avec l’ex d’un(e) pote ?
Est-ce OK de draguer, flirter, sortir le/la pote de son ex ?
Est-ce OK de laisser draguer, flirter, sortir un(e) pote et son ex ?

A ces trois facettes d’un même triangle amoureux coupé décalé en deux temps, je réponds “oui”, “oui”, “oui” et ce, pour une bonne et simple raison : en général, les gens ne commandent pas leurs sentiments.

S’ils sont attirés l’un vers l’autre, ce n’est pas pour vous faire chier (ah, cet égo qui nous étouffe). Au contraire, cela doit les faire plus chier eux, que si aucun préalable, aucun passif n’existait. Expliquer, faire accepter aux proches etc., ce n’est pas le départ innocent de relation qu’on s’imagine et choisir de s’y atteler, c’est que cela doit en valoir la peine.

Bref, les lois du “on ne sort pas avec les ex d’un(e) autre“, je comprends bien leur raisonnement, mais je ne les applique pas personnellement. On ne pose pas une patte éternelle sur quelqu’un, aux dernières nouvelles. Bien évidemment, ne tombons pas dans le racourci du “ah bah, sautons-nous tous les uns les autres !” Encore une fois, sortir avec l’ex d’un(e) proche reste un exercice délicat, pas une routine – ou alors, nous nous trouvons devant une vraie pathologie.

Depuis le début de ma vie amoureuse, la situation d’un pote (assez proche) sortant avec une ex (d’une relation assez suivie) m’est arrivée quelques fois. Pas mal de fois en fait, je viens d’en compter 6. Je suis moi-même déjà sorti avec une/des ex de pote(s). Vous me jugez là, hein ? Beh, moi-même, je me demande s’il n’y a pas un pattern, là.

Plus sérieusement (6, quand même !), tout le monde ne le prend pas aussi bien et ça, je le comprends tout à fait. On peut trouver cela étrange (nos sexes se sont-ils donc touchés par intermédiaire ? #nohomo !!1!), regrettable (mais pourquoi choisir elle/lui, quand on voit le nombre de célibataires autour de nous ?), voire malsain.

Les conditions et les facteurs font varier les jugements et les ressentis. Si mon ami et mon ex copine se mettent ensemble pour faire leur vie, le ressenti sera différent d’une union le temps d’un plan cul de secours.

Pour éviter de trop y penser et de débattre avec des personnes ayant inévitablement connu des cas à problème, j’ajoute aux faits (on ne commande pas ses sentiments) cette discipline : Quand c’est fini, c’est fini.

Depuis des fins de relations qui n’en finissent pas, je coupe de la manière la plus nette et la plus totale qui soit (possible). Une attitude qui se révèle un poil brutale, mais qui permet de ne pas s’enliser dans le Limbo de l’entre deux sentimental. Imaginer son ex dans les bras d’un autre fait toujours bizarre. Encore plus lorsque l’on connaît l’autre, mais c’est ainsi. Mais cela ne donne pas de justification de peser d’une manière ou d’une autre dans une vie qui ne nous appartient plus.

Rien de tel donc que de la logique et de la discipline pour gérer des imbroglio libido-sentimentaux. Cela paraît peut-être un peu froid, voire extrême, mais cela me va. En attendant, pas touche à ma meuf.

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